Inopportunismes
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Après Illuminer - Lumière et espace public en 2006 puis, en 2007, Le Seuil des villes, l’association Lézigno propose en 2008 comme thème de réflexion, dans le cadre de son cycle des « Heureuses coïncidences » : Inopportunismes. L’objet de cette troisième rencontre, que nourrissent le travail concret ou la réflexion d’architectes, d’artistes, de théoriciens et de représentants politiques, est d’interroger l’intérêt que suscite aujourd’hui la proposition « inopportuniste », celle qui se refuse à entrer systématiquement dans les cadres prescrits ou qui, plus inattendue que prévisible, vient contester le contexte, au lieu de s’adosser ou de se soumettre à celui-ci. Dit autrement : une forme de contestation en douceur pas expressément subversive (elle ne remet rien en cause), transgressive mais sans violence (elle n’a rien de systématique), efficace cependant. L’« inopportunisme », s’il n’est pas révolutionnaire, n’en reste pas moins propice à alerter les consciences sur la nécessité bienfaisante de la diversité affichée, de la différence critique, bref, du « pas de côté » esthétique et sensible. Marquer sa différence avec le consensus, les usages ou les formes fétiches de l’architecture ou des arts plastiques ayant pignon sur rue, se prévaloir sans complexe d’un vocabulaire désinvolte, bref, faire entrer un peu d’air dans le cadre rigide de la culture établie, toutes disciplines confondues : tel est le sens premier de la démarche inopportuniste, aujourd’hui d’une grande diversité d’expression. Colloque conçu et organisé par Paul Ardenne, critique et historien de l'art contemporain et Luciana Ravanel, Ante Prima Consultants. Le 23 Mai 2008 |